Cuisinier

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Merci le journal La liberté. Le Charmeysan Eric Madenspacher tient un blog culinaire.


«Le restaurant, c’est un spectacle»

Eric Madenspacher qui tient un blog culinaire © Charly Rappo Un grand merci au photographe Charly Rappo

Article du journal La Liberté du 24.11.2021.

Le Charmeysan Eric Madenspacher tient un blog culinaire. Il relève la qualité des établissements bullois Merci à la journaliste de La Liberté, Madame Stéphanie Buchs pour ce bel article. Gastronomie » Eric Madenspacher se définit avant tout comme un passionné de cuisine. «Le restaurant, c’est un spectacle», lance-t-il dans un sourire. A 56 ans, cet habitant de Charmey tient un blog culinaire intitulé

cuisinier-gourmand.net depuis six ans.

Originaire d’Alsace où il a effectué sa formation de cuisinier dans un établissement ultérieurement étoilé au Guide Michelin, il arrive en Suisse lorsqu’il a une vingtaine d’années. Il commence par travailler à Aigle, il œuvre ensuite pour des tables renommées de l’arc lémanique, dont celle du chef Ravet. «J’ai toujours aimé les guides gastronomiques, j’attends chaque année leur sortie avec impatience!»

Durant neuf ans, il tient l’Auberge communale de Granges (en Veveyse), en compagnie de son ex-épouse. «Nous avions d’ailleurs décroché un 14 au Gault & Millau.»

Quelle que soit sa situation professionnelle, il continue à alimenter son blog. Même s’il avoue que ce n’est pas toujours facile de trouver une place de cuisinier quand on tient un blog de critique culinaire. Ses dernières critiques concernent surtout des établissements fribourgeois, et en particulier bullois. «Bulle est un eldorado de bonnes nouvelles tables. On peut y trouver son bonheur facilement.» S’il a commencé son blog en ayant l’ambition de couvrir toute la Suisse, ses dernières expériences sont plutôt concentrées sur le territoire du canton de Fribourg et en particulier en Gruyère.

Etre rassuré Quels sont ses critères de jugement? Quel est son plat préféré? «Quand je mange, j’ai envie d’être rassuré, d’être bien. Et je n’ai pas envie de me prendre la tête. Le plat ne doit manquer de rien, ni de sel, ni de goût. Et la cuisson des aliments est essentielle.» S’il affectionne particulièrement les épices, il précise: «Je suis plutôt cuisine française.» Et ceci, autant comme dégustateur que comme cuisinier. «Il n’y a pas de mauvaise cuisine, il n’y a que des mauvais cuisiniers.» Selon lui, l’objectif d’un cuisinier doit être de faire vivre des émotions. «Très peu de cuisiniers arrivent vraiment à transmettre ça.» «Le menu du jour, c’est une carte de visite pour un restaurant. Il faut le soigner.»


Eric Madenspacher Il apprécie surtout les mets de brasserie, comme la blanquette de veau ou les tripes. Devant ses fourneaux, il aime aussi travailler des plats qui font le lien entre son Alsace natale et le canton de Fribourg. Un exemple? «Une quiche à la choucroute et à la truite fumée de la région, agrémentée d’aneth.» Dégustation incognito Comment son blog fonctionne-t-il? Les restaurateurs paient-ils pour y figurer? «Non, pas du tout! Je suis complètement indépendant», précise-t-il. Concrètement, il arrive incognito dans un établissement et déguste, en général, le menu du jour et un autre plat à la carte. «Le menu du jour, c’est une carte de visite pour un restaurant. Il faut le soigner.» Même si, selon lui, le menu du jour à midi doit rester accessible, «c’est une manière de démocratiser le restaurant». Avec son blog, il cherche à donner envie de s’intéresser à la gastronomie. Il s’efforce de ressortir toujours au maximum le positif de ses expériences dégustatives.

Des recettes et des buvettes. Toujours dans la même optique, le blog d’Eric Madenspacher comprend aussi un autre aspect: il y livre une série de recettes. Il a d’ailleurs entamé cette démarche lors de la fermeture des restaurants durant le confinement. Des plats salés aux mets sucrés, en passant par des suggestions pour agrémenter les apéros, le cuisinier offre une jolie palette. Ses recettes sont agrémentées de photos et de conseils pratiques.

L’idée est de proposer des recettes faciles à réaliser. «C’est possible d’éviter la cuisine industrielle au quotidien si on en a envie», rappelle-t-il. «Et certaines recettes peuvent être élaborées en 15 minutes. Il est tout à fait possible de cuisiner un bon repas en moins de 30 minutes.»

Ses aventures de dégustation l’ont aussi emmené à la découverte des buvettes d’alpage de la région. Il y présente d’ailleurs une douzaine de lieux où il s’est attablé. «La cuisine est simple, mais elle est conviviale et les produits bruts sont souvent bien mis en évidence», explique-t-il. Malgré la situation délicate de la branche à l’heure actuelle, il a encore un rêve: publier un jour un guide des restaurants fribourgeois.




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