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Cuisinier

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Repas de midi, chez le Promu Romand de l’Année du Gault & Millau, Ilario Colombo Le théâtre Monthey

Repas de midi, chez le Promu romand de l’année » du Gault & Millau et 17 point, Ilario Colombo Zefinetti, du restaurant du Théâtre à Monthey.


C’est assis à ma table que je reçois les cartes.

La carte des vins est belle, les prix très corrects pour un tel établissement.

Ma surprise du jour, trois pages entières de beaux Champagnes.

Mauro Capelli, est un passionné de Champagnes et une partie de sa vie, il a bu que ça, dixit le patron.



La carte des menus

Deux propositions de menus sont proposées.



Un Menu d’Automne 2023, à composer librement :

À 3 plats, avec deux amuses bouche et mignardises, à 85.- chf

À quatre plats, avec deux amuses bouche et mignardises, à 105.- chf

À cinq plats, avec deux amuses bouche et mignardises, à 125.- chf

Et le Menu Chasse du Val d’Illiez à 6 plats, avec deux amuses bouche à 165.- chf, mon choix ce midi.

À signaler que vous pouvez prendre le Menu Chasse et remplacer un plat ou l’autre, par une proposition poissonneuse de la carte. C’est cool !



Pour bien débuter mon repas et en apéritif : Un verre de Petite Arvine 2021 de la cave Defayes Crettenand & Fils à 8.50 chf.



Les amuses bouche arrivent pour accompagner mon verre de Petite Arvine.


Macaron betterave et purée d’ail noir

Tartelette sablée au parmesan, ricotta et petite salade de pak-choï

Le ton est donné, à la fois visuel et gustatif.


Espuma parmesan, chanterelles vinaigrése, croûtons et tagettes



L’espuma est aérien, l’accord entre tous les aliments est parfait. Un délice !


Les pains font leurs entrées :



Le pain au maïs, au sarrazin, deux succulents grissini et le beurre au romarin fumé


Pour accompagner mes deux entrées : Un humagne rouge 2009 de Marie-Bernard Gillioz à Grimisuat.



Ma première entrée arrive.

Le tartare de chevreuil local, cornes d’abondance, croustillants de pain bis, ketchup épicé, herbes aromatiques.


Un plat qui pouvait sembler d’approche simple, mais qui magnifie le produit de base local : le chevreuil, grâce à un subtil jeu d’assaisonnement et d’herbes aromatiques.



La viande est d’une incroyable tendreté. Un vrai régal !


Ma deuxième entrée.

Pot au feu de jarret de cerf, foie gras, son bouillon pimenté, oignon de Tropéa, crudité de catalogne.


Une bien belle entrée, qui a perdu pour moi de son intérêt avec les herbes (crudité) et le bouillon pimenté. Le jarret était d’une tendreté incroyable et avec pris la saveur de son bouillon de cuisson. Le foie gras sur le jarret, était juste fabuleux. En bouche, l’un et l’autre se complétaient.



Un pur moment de bonheur, que malheureusement les herbes et leurs amertumes ont interrompu.


Ma troisième entrée.

Plin de sanglier, émulsion de légumes beurre noisette, topinambours caramélisés, truffe grise du Chablais.




Un coup de cœur du repas, un pur moment de bonheur et d’équilibre entre la succulente farce de sanglier et la finesse de la pâte. Une assiette savoureuse ou tous les ingrédients associés les uns aux autres ont flatté mes papilles.

Plin sont des petites pâtes fourrées et « pliées » ( « plin » veut dire « plier » en piémontais).

Pour accompagner mon plat, un Gevrey-Chambertin 2017 « Aux Echezeaux » de Christophe Bryczek



Ma quatrième entrée.


Chamois du Val D’Illiez, noix en tempura, épaule confite, oignon rouge farci, potimarrons, jus de sureau noir. Conserve de rave et betterave.



Une assiette tout à fait dans l’esprit d’un menu chasse avec une belle cuisson de la noix de chamois, ce qui n’est pas forcément évident avec une cuisson en tempura. L’épaule est parfaitement confite et extrêmement savoureuse. Les légumes confits et le jus de sureau finissent de magnifier cette assiette extrêmement automnale.



Ma cinquième entrée.

Atriaux de bas morceau ( chasse locale du Val D’Illiez ) L’atriaux braisé au jus de chasse et purée de coing, huile de laurier vert, tuile à la pomme Boscop.



Absolument parfait, l’équilibre entre la saveur plutôt sucré du coing et le reste des aliments est parfaitement maitrisé. L’huile de laurier apporte de l’amertume, le fond de chasse de la puissance et comme l’atriaux est parfait, cela donne un jackpot gustatif !


Pour accompagner mes deux plats, Monsieur Maoro m’a fait découvrir pas un, mais deux vins italiens.

Un Montepulciano d’Abruzze et un Brunello di Montalcino, les deux en 2016.

Que du plaisir !



Mon plat principal.


Côtelette de chamois, panais, châtaignes confits, herbes aromatiques, fines tranches de lard de Colonnata, jus de chasse au poivre sauvage, spaetzle.




Mon deuxième Coup de Cœur du repas.

Belle cuisson de la viande qui en plus était très tendre. J’ai adoré le travail sur le panais qui était à la fois ferme et hyper fondant en bouche. La belle surprise, de fines tranches de lard roulées ( je pense de Colonnata) qui était un complément idéal, savoureux et surprenant du panais. La sauce était excellente et les Spaetzles, légers et bien dorés.



Pour accompagner mon plat, un Cornalin 2017, Cave Arte Vinum.


Dessert ou fromage à choisir à la carte.

Ce n’est pas que je ne suis pas fromage, mais après avoir aussi bien mangé, je m’en prive volontiers, mais j’ai vu servir à la table d’à côté deux magnifiques assiettes de fromages avec pas moins de 8 sortes, joliment présenté par une jeune serveuse.


Mon dessert.

Les poires pochées et mousse au yaourt/mascarpone. Brunoise de légumes confits et fleurs de piments Niora, sorbet aux épices spéculos.



Le dessert était bon, mais moins surprenant que je l’espérais !

Par contre l’accord avec le vin proposé était hyper intéressant.

Le vin : un vin muté italien Margherita Otto, vino chinato.



Là, en plus du vin, Monsieur Maoro ma fait découvrir un cocktail, qu’il à confectionné minute en accord avec le dessert.


Super bon !

Le piments Niora

Cultivé principalement dans la région d'Alicante et de Murcia, le Niora ne pique absolument pas. Il est parfois appelé “piment-fleur”. La nora hojilla possède un goût particulier, légèrement chocolaté , sucré et fumé. Son arôme se rapproche du paprika doux, et du piment d'Espelette .

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Le restaurant du Théâtre est une superbe adresse à découvrir ou à redécouvrir et profiter de la belle ambiance qui règne dans ce restaurant.



Le chef propose une cuisine d’inspiration traditionnelle, de saison, inscrite dans l’air du temps, simple à comprendre, doucement créative, bien ficelée avec des dressages sobres

Une cuisine qui a surtout pour prétention d’être sapide, équilibrée et bien maitrisée.

Une cuisine qui à l’image du chef est pourvue d’une bonne nature, qui privilégie les circuits courts, respectueuse de l’environnement, du travail des producteurs, des produits sans jamais les dénaturer et qui surtout ne laisse pas les papilles en berne.

Monsieur Mauro Capelli, jardine et cultive une belle partie de ces légumes, fleurs et herbes aromatiques autour de sa maison de Troitorrens et en permaculture, svp !


Mon addition du jour : 239.- chf avec mon menu à 165.- chf, une minérale à 9.- chf et mon accord mets et vins à 65.- chf

Merci, Ilario, Mauro et à l’ensemble de votre personnel, pour ce merveilleux repas chasse chez vous.


Restaurant du Théâtre

Av. du Théâtre 7

1870 Monthey


Un petit bonus pour les lecteurs du blog.


Mon système de notations (à lire ici)


❤️❤️❤️❤️❤️ Coup de cœur ⬅️😋

❤️❤️❤️❤️ Grand moment de plaisir

❤️❤️❤️ Très bon

❤️❤️ Bon

❤️ Moyen




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