Cuisinier

  • Admin

J'ai eu un plaisir incroyable au restaurant, Le Pont de Brent, mon nouveau Super Coup de Coeur.


Comment transmettre le plaisir ressenti ?

Comment partager avec vous le bonheur que j’ai eu ?

En photos, pour vous faire envie, vous faire saliver, et vous donner envie de vivre un moment gourmand, comme celui que j’ai vécu, au Pont de Brent, la délicieuse adresse que le couple Amandine Pivault et Antoine Gonnet a repris depuis juin, et quelle belle reprise !

Comment en un mois, doubler, voir tripler son personnel, changer de lieu de travail et être aussi efficace ?

Ce midi, je n’ai rien remarqué, l’équipe est déjà bien rodée et le repas s’est déroulé sans fausses notes.


Il faut aussi avoir les épaules larges et être sûr de ses capacités pour reprendre un établissement, ancien trois étoiles Michelin avec Gérard Rabaey, puis deux étoiles avec Stéphane Décotterd. Eh bien, le duo de tenanciers débute de très belle manière.

J’arrive vers 11h 45 le temps de faire quelques photos de l’extérieur et passe le seuil de la porte du nouveau Pont de Brent.

Le décor a été légèrement revu, les boiseries sablées, peintes en rouge et en bleu donnent une belle allure à la salle. Les tables sont joliment dressées et les chaises colorées donnent encore plus de prestance à celle-ci, on s'y sent bien. En plus les chaises sont très confortables.


Ce midi, j'ai décidé de me faire plaisir, et c'est parti, je commande le menu « Rosée Matinale » à 160.- chf et son accord mets et vins à 65.- chf


Les amuse-bouche arrivent : mini Malakoff, sphère de tomate au basilic thaïe, et un cigare farci de champignon.

Le repas débute bien et pour accompagner ceci un verre d’un assemblage Pinot Blanc- Chardonnay de Schaffhouse.


J’ai adoré la petite tomate qui éclate en bouche et libère ces saveurs. Le cigare était très bon et pour la petite information, le Malakoff, c’est la recette de Monsieur Rabaey. Sympa la transmission des connaissances. En plus, il était terriblement bon.


Le pain arrive, il est tiède et embaume ma table.

Il est fabriqué par un Meilleur Ouvrier de France à Vevey, Thomas Marie de la boulangerie Bread Store.


Beurre salé, fleurs de sel et deux différentes huiles d’olive d’Espagne (à choisir) l’accompagne : une traditionnelle et une fumée au bois de chêne.


Ma première entrée arrive.


Moule - Foie gras - Cédrat


Un fabuleux terre-mer, ou il faut plonger sa cuillère et attraper les moules, la gelée de cédrat et le râpé de foie gras. Il vous reste plus qu’à laisser fondre en bouche l’ensemble et finir par mastiquer la moule. Très belle idée, chef. Le plat est harmonieux et savoureux.

Place maintenant à la deuxième


Haricot vert - Perche de Loë - Cerise


C’est dans ce genre de plat que l’on reconnaît le génie du chef.

J’ai adoré, un plat parfait dans toute sa conception. Travailler des haricots verts, aussi savoureusement, ce n’est pas évident. Dès la première bouchée, je suis envahie de plaisir, tous les aliments se marient à merveille. La petite crème acidulée de sureaux fait le lien avec l’ensemble des aliments. Et que dire de cette fine et croquante tartelette, chef j’aimerais bien connaître la recette.



J’ai eu le plaisir de faire un accord mets - vin parfait, avec un rosé de Pinot Noir « Les Chables » de Martial Neyroud à Chardonne et cette fameuse entrée.

Bravo à la sommelière de la maison, Laura Belardi, pour ce mariage audacieux et plus que réussi, le vin accompagnait à merveille l’entrée.


Autour du homard de faire son entrée.


Homard bleu – chou-fleur – agrume



Joliment présenté, le homard a la cuisson parfaite. Une variation de choux-fleurs, mousseline, cru, en pickles et de différentes couleurs, vous emmèneraient tout droit en Bretagne, mais que nenni, sa pince est travaillée en tempura et un joli taboulé de choux-fleurs la surmonte.



La première assiette était accompagnée d’un surprenant jus végétal de choux-fleurs, moi qui m’attendais plutôt à un jus de homard, j’ai été bien surpris !


Dans mon association mets et vin : un assemblage blanc de 60% Chardonnay, 40% Sauvignon Blanc, « Malice» du Domaine Brantard à Denens.


Pour accompagner ma quatrième entrée.


Sandre – cresson- coquillage


Un blanc Espagnole « Cies », un 100 % Albarino de 2021 de Rodrigo Mendez.



Et mon plat alors ?


Le sandre avait une cuisson fantastique, nacrée comme il se doit. La sauce cresson très agréable, twistée légèrement par des notes citronnées. Le croquant était apporté par des écailles de sandre frites, la touche iodée par de la coque et des couteaux et quelques fleurs comestibles finissaient d’embellir le plat.



Il est culotté le blogueur !

Ma touche de folie maintenant.


Pour partager au mieux avec mes lecteurs, j’ai demandé à pouvoir passer en cuisine pendant le service (juste après le sandre), et ça donne ces quelques photos et un nouveau plat en préparation, mais chuttt c’est top secret et à découvrir au restaurant prochainement 😁 .

Un grand merci à Amandine Pivault et Antoine Gonnet du Pont de Brent, et à toute leur équipe pour ce moment de partage et ces quelques photos de dressage.

Le chef au dressage avec son commis.