News. Ça bouge en Gruyère avec quatre ouvertures de restaurants, une fermeture, la réouverture de la buvette du Creux du Feu, avec de nouvelles tenancières et la perte de l'étoile Michelin à Broc.

Le Cheval Blanc, à Bulle.
Le Creux du Feu à Broc
Une nouvelle saison hivernal recommence à la Buvette du Creux du Feu.
Valérie Gobet et Miriann Privet prendront les commandes de la buvette d’alpage de Broc le 13 novembre 2026.
Les deux Gruériennes succéderont ainsi à Sabrina et Benjamin Jaquet, avec la volonté de conserver l’esprit traditionnel du lieu et de proposer les grands classiques que les clients aiment retrouver dans une buvette.
Leur intention est de rester fidèles à une cuisine typique de ce genre d’établissement, en privilégiant les plats familiers et appréciés qui font partie intégrante de l’expérience.
Une approche qui correspond, aux attentes des personnes venues profiter d’un repas dans le cadre convivial d’une buvette d’alpage.
La nouvelle carte n’ayant pas encore été publiée à ce jour, je ne peux malheureusement pas vous en présenter le contenu ni vous donner de précisions sur les plats qui seront proposés.
Le Creux du Feu
La Gîte à Conrad 1
1636 Broc
Tél : 077 420 05 59
Régal Tandoori.
Le restaurant Régal Tandoori a ouvert ses portes lundi 12 octobre à la rue de la Lécheretta, succédant au restaurant Gare à Toi.
Il s’agit du premier établissement consacré à la cuisine indienne à Bulle et dans la région. À l’origine, Régal Tandoori exerçait principalement son activité avec des food trucks et disposait de locaux de production à Vuadens.
Régal Tandoori
Rue de la Lécheretta 1
1630 Bulle
Tél : 026 303 60 60
Umamido à Bulle.
Umamido, qui a repris les locaux de Kumo à Vélâdzo, rouvre ses portes le 4 novembre après trois semaines de travaux de rénovation.
Cette chaîne de restaurants asiatiques bénéficie d’une bonne réputation sur internet.
Déjà présente à Genève et à Lausanne, elle s’est également installée à Fribourg et à Bulle.
Ses spécialités : ramens, bols de riz, baos et plats à partager.
Umamido
Pl. de la Gare 3,
1630 Bulle
Auberge de La Croix Blanche, à Hauteville .
Après seulement quelques mois d’activité, les nouveaux tenanciers mettent déjà la clé sous la porte.
Ils avaient repris, au début du mois d’avril, l’établissement exploité pendant sept ans par Francine Bapst et François Champaud.
Ces derniers avaient choisi de passer la main pour se lancer dans une nouvelle aventure en reprenant le Café Suisse, à Romont.
J’avoue que cette fermeture ne constitue pas vraiment une surprise pour moi.
Lors de mes balades à vélo, lorsque je passais devant l’auberge, généralement entre 10 h 30 et 11 h,
je n’ai jamais aperçu de lumière en cuisine.
Ce simple constat ne permet évidemment pas de savoir ce qui se passait à l’intérieur, mais il m’interpellait à une heure où l’on s’attend habituellement à voir les préparatifs du service de midi bien engagés.
Dans ces conditions, il me semblait difficile de proposer, dès midi, une cuisine à la hauteur des attentes d’une clientèle exigeante, habituée pendant plusieurs années aux bons plats du chef François Champaud.
Reprendre un établissement doté d’une telle réputation suppose aussi de maintenir la qualité et la régularité auxquelles les clients sont attachés.
Les avis publiés sur Internet vont d’ailleurs largement dans le même sens : ceux que j’ai consultés sont, pour la plupart, très négatifs et témoignent d’une réelle déception de la clientèle.
Pour ce couple arrivé de France, cette fermeture risque également d’avoir de lourdes conséquences financières. La reprise de l’établissement avait nécessité, selon les informations dont je dispose, le rachat du fonds de commerce des anciens tenanciers pour un montant conséquent.
Un investissement important, donc, pour une activité qui s’arrête après seulement quelques mois.
Pour les personnes qui pourraient être intéressées par une reprise, l’auberge est désormais à remettre immédiatement, avec un loyer annoncé de 3 000 francs suisses.
Bonne nouvelle pour les gastronomes de la gruyères.
Le restaurant gastronomique Le Cheval Blanc by Kaiichi Arimoto a ouvert ses portes le 10 octobre 2026, un mois après le Petit Cheval Blanc.
Ce dernier propose des plats d’inspiration plutôt asiatique à partager ainsi que du mardi au samedi à midi, un menu de la semaine en trois plats, amuse-bouche compris, à 49.- chf.
Vous avez aussi la possibilité de vous faire plaisir avec une entrée surprise supplémentaire, au prix de 20.- chf.
Au Cheval Blanc by Kaiichi Arimoto, vous pourrez déguster un menu unique en huit plats à
220.- chf, mise en bouche et mignardises comprises.

Photo source internet.
Vous y trouverez également une fabuleuse cave à vin sous les combles et un salon particulier.
Deux sommeliers ont été engagés pour assurer le service du vin et vous guider dans votre choix.
Le chef Kaiichi Arimoto avait obtenu un 17 G&M au restaurant " Le Sommet" et y avait maintenu l’étoile Michelin de son prédécesseur.
Par contre, il serait bien que, lors de la publication du menu de la semaine, les termes employés soient plus précis et davantage en adéquation avec la cuisine du chef.
Par exemple, indiquer simplement pommes de terre en accompagnement du plat principal ne permet pas vraiment de se faire une idée de ce qui sera servi.
Et pourquoi pas carrément patate ?
Dans un restaurant en pleine campagne, ce type de formulation pourrait éventuellement se comprendre.
Mais dans un établissement comme Le Cheval Blanc, je m’excuse, mais j’ai de la peine à comprendre un intitulé aussi vague, qui ne met pas particulièrement en valeur le travail réalisé en cuisine. Au final, comment cette fameuse pomme de terre est-elle préparée ? Est-elle cuite à la vapeur, sautée, rôtie, servie en purée ou travaillée d’une autre manière ? Quelques mots supplémentaires suffiraient à rendre le menu plus clair et plus évocateur, tout en donnant une meilleure idée du plat proposé et du soin apporté à sa préparation.
Maintenant je vais jouer les voyants.
Vous verrez que l’année prochaine, l’établissement obtiendra un 17 au Gault & Millau et vraisemblablement une étoile Michelin, compte tenu du talent du chef et les énormes investissements financiers consacrés à sa rénovation.
Restaurant Lyoba de l’Hôtel AC Mariott, à Broc.
Ouvert depuis la mi-septembre, ce restaurant propose une cuisine de brasserie qui fait la part belle aux classiques français et aux spécialités fribourgeoises revisitées.
L’établissement accueille ses clients 7 jours sur 7, midi et soir.
Du lundi au vendredi à midi, il propose un menu du jour comprenant une entrée et un plat pour 25.- chf.
Je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir cette adresse, mais cela ne saurait tarder !

Photo source internet.
Difficile, en effet, de résister pour moi à un pâté en croûte à 15.- chf ou à une terrine de chasse maison.
La salade de pommes de terre et hareng me tente également : je la combinerais volontiers avec le menu du jour.
Et pourquoi pas pour terminer, un dessert qui me fait particulièrement de l’œil : la cuchaule façon pain perdu, accompagnée d’une poire pochée au vin rouge, d’une glace au vin cuit et d’éclats de noix, à 14.- chf.
Autre bon point : les menus du jour sont publiés chaque lundi pour l’ensemble de la semaine.
Il ne reste plus qu’à faire son choix ! mon repas
Et comme, je part du principe que si le menu du jour est bon, il n’y a pas de raison qu’à la carte ça ne le soit pas.
Restaurant Lyoba de l’Hôtel AC Mariott
Rte de la Pâla 131
1630 Bulle
Les Montagnards, à Broc.
Les Montagnards, à Broc, et son restaurant Le Sommet font figure de grands perdants de cette année 2026.
Après avoir perdu deux points au Gault & Millau, passant de 17 à 15, le restaurant vient également de perdre son étoile Michelin.
Une étoile dont l’attribution, à mon sens, n’était pas vraiment justifiée au regard de l’expérience proposée.
Des prix élevés, et dès le Business Lunch, affiché à 125 et 155.- chf

Des prix nettement supérieurs à ceux pratiqués par deux restaurants étoilés de la ville de Fribourg,
qui offrent pourtant, une expérience bien plus aboutie : une excellente cuisine, un service de qualité, une belle carte des vins et de véritables sommeliers, capables de conseiller les clients et de servir les vins dans les règles de l’art.
Sans oublier le cadre et les décors, qui contribuent eux aussi au plaisir du repas.
À mes yeux, le décalage entre les prix demandés et les prestations proposées sont donc difficile à justifier.
Reste maintenant à savoir si vous partagez ce constat : à vous de vous faire votre propre opinion.




































































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